Depuis combien d'années devons-nous subir, en ce jour de solstice, des musiciens amateurs, juste assez compétents pour pousser leurs amplis à fond et nous casser les oreilles, tandis qu'un public de néo-soixantehuitards se presse veulement, le ventre empli de bière, pour écouter en ondulant des morceaux mal recrachés, avant de se faire agresser par des racailles elles aussi en goguette ?

Encore un bel héritage socialiste que ce renversement, où toute à la fois la tranquilité des rues et le primat de la grande culture sont niés au profits de jeunes sauvages déracinés à la recherche de plaisirs faciles, que ce soit des garçons guêtant le relachement aviné des filles, ou des adolescentes enstringuées pressées de tester leurs charmes récents ? Combien de dépucelages précoces, qui sont autant d'affront à la sainteté du mariage, faudra-t-il imputer au retour de ce rituel quasi-païen ?

Car cette négation de la vraie musique, celle qui s'acquiert par l'effort conjoint du musicien et de l'auditeur, au profit de sons reproduits à l'infini par des circuits électronique et des crétins casqués, renvoie encore au reversement des valeurs du coup d'état de mai 1981. Aujourd'hui encore, par lacheté, par faiblesse, notre gouvernement de droite continue de défendre une politique qui n'a de culturelle que le nom, et d'accepter une société qui a honte de son héritage chrétien, dont il faut bien reconnaître qu'il paraît bien lointain.

Jérusalem, tourne toi vers le Seigneur ton Dieu !