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dimanche 23 juillet 2006

Affaire Paris Match : on ne pleurera pas sur le soldat Genestar

Voila un rédacteur en chef qui ne respecte pas les consignes de son patron, et comme tout salarié en ce cas, se fait virer. Mais dans la presse gauchiste et même aujourd'hui à Paris Match, cette loi essentielle et normale ne passe plus, et Alain Génestar entraïne la rédaction dans une grève stérile (comme toutes les grèves) en cherchant à prendre en otage le lectorat provincial et rangé de Paris Match pour sauver sa peau. Pour un peu on pleurerait dans les chaumières.

Pourtant Arnaud Lagardère a bien raison de virer ce subordonné récalcitrant. Premièrement en vertu de son manque d'obéissance ; quand on a des contrats avec l'Etat, quand on vend des armes, on essaye d'être responsable. Imagine-t-on, le jour où Lagardère tente de vendre des missiles à l'Arabie Saoudite, voir Match publier des photos du (feu) roi Fahd en train de boire un scotch dans une boite de nuit, une mécréante dévêtue à son bras ? Alors pourquoi provoquer inutilement M. Sarkozy, futur président de la République, qui plus est un ami personnel du fils Lagardère, dont le caractère colérique et autoritaire est d'ailleurs connu de tous ?

Mais Arnaud Lagardère n'agit pas seulement en vendeur de missiles responsable ; il tient à mettre un terme au règne des rois des médias, ces soixante-huitards dégénérés dont le seul désir, puisqu'ils sont frustrés du pouvoir qu'ils n'ont pas réussi à voler dans la rue, est de se vengeur en s'en prenant à l'image de nos gouvernants. Tout est bon pour cela, et même brader leur vie privée au peuple avide de scoops, tout en évoquant à chaque instant la liberté de la presse pour couvrir ces photos dégradantes,

Ainsi ce pauvre M. Sarkozy, non content d'être victime d'un tir de barrage continu de la part de la gauche, ne pouvait pas se faire plaquer au bénéfice d'un marlou publicitaire sans que tout le monde le sache. Il a finalement obtenu la tête du bouffon Génestar, et c'est normal.

Voila un bon avertissement pour les emmerdeurs et les pleureuses gauchistes ; avec Sarkozy au pouvoir, on ne dira pas n'importe quoi dans les médias, on ne s'en prendra pas impunément aux grands qui nous gouvernent, et on ne montera pas de toute pièce des contestations (comme le pseudo mouvement anti-CPE) dans le but de faire gagner la gauche socialo-communiste aux prochaines legislatives. Ce temps là est fini, et vivement l'ère de la presse responsable.

mardi 11 juillet 2006

Zidane sauve la France de big mother

Au delà d'un geste sanguin qui répondait heureusement aux provocations fielleuses et n'en doutons pas, racistes, d'un boucher italien (à vendre), personne ne parvient à voir l'intense actualité politique du coup de tête dans le plexus que notre grand Zidane a magistralement administré au tricheur Materazzi.

Certes, dans sa grande sagesse, le peuple de France a compris qui était le vrai coupable, et s'il accepte à demi-mot cette sanction pourtant venue trop tardivement, il pardonne à son génie et blâme le vil azzuro. Mais personne pour se rendre compte de la portée révolutionnaire du coup de boule.

Il répondait ainsi, subtilement, à la présence maternante de Ségolène Royale dans la tribune ; comme l'éditorialiste bobo d'un quotidien en faillite, que je ne tiens pas d'habitude dans mon estime, Zidane a eu cet éclair de lucidité, et s'est sacrifié pour sauver les valeurs de la virilité en s'exprimant comme il sait le faire, avec son corps.

Une Ségolène, sur le terrain, aurait regardé Materazzi d'un air réprobateur, lui aurait demandé des excuses, avant de tenter de lui laver la bouche avec du savon tout en essayant d'écrire un mot à ses parents dans son cahier de correspondance ; n'en doutons pas, elle aurait appelé l'arbitre, "m'sieur, m'sieur, y m'a traité" et aurait remis ses griefs à l'autorité officielle et tutélaire, ici un arbitre mais ailleurs une assistante sociale ou un quelconque fonctionnaire.

Zidane, lui, restaure les règles ancestrales de l'honneur qu'on voudrait détruire à coup d'amour maternel passé au rang de principe d'Etat. Il instaure à nouveau le règne du père dans cette société amollie et en même temps exigeante et possessive comme une mère névrosée. Grâce à lui, on peut enfin prédire la chute de Ségolène, de la gauche molle, et de l'Etat big mother. Merci à vous, Zidane !

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