Encore une fois le petit cloaque des médias trotskystes essaye de salir l'entourage du chef de l'Etat. Il ne se contente plus d'avoir monté en épingle une affaire tellement incompréhensible que les journaux eux-mêmes ont dû renoncer à en informer l'opinion - car les Français ont mieux à faire, ils travaillent et veulent construire leur avenir, plutôt que de perdre leurs précieux instants de repos à savoir si notre Président a un compte bancaire au Japon. Désormais, la médiatocratie fait feu de tout bois, et s'en prend aujourd'hui à notre ami Guy Drut.

Ce n'est, à y réfléchir, pas tellement étonnant que la clique des privilégiés et des moralisateurs critiquent un ancien champion. Ces intellos haïssent l'effort et haïssent le sport ; ils ne voudraient pas voir une seule tête dépasser, et le fait que certains soient meilleurs que d'autre et aillent plus loin que la médiocre existence couverte par la sécurité sociale et le RMI, contribue encore à la haine du sportif ! Haro sur Guy Drut, grand coureur et moissonneur de médailles, pas assez médiocre pour ses contemporains.

Le fait qu'il ait pu récupérer quelques milliers d'euros dans un emploi vite qualifié de fictif - car, croyez-moi, il devait en mettre, de l'ambiance à la machine à café - ne devrait pas être un élément de procès, mais une marque de fierté. Plus habile, plus malin, toujours avant les autres, le Champion carotte le système et trouve de nouvelles niches. Et encore une fois les curés de la gauche poussent des grands cris, car tous ceux qui gagnent plus que le Smic sont suspects aujourd'hui en France.

Peut importe enfin que la mesure soit parfaitement légale, car notre visionnaire Président avait bien vu que des juges communistes et jaloux allaient s'en prendre à notre Champion : on ne trouve rien de la justice d'exception partout dénoncée. La gauche voudrait un président sans pouvoir, sans prérogatives, incapable de gracier ou d'amnistier, un président-maman juste bon à consoler, un président castré ! C'est parce qu'il reste encore un peu de ces pouvoirs d'exception que nous respectons notre Chef, heureusement lui-même au dessus du marigot judiciare et de la foire aux vanités politique.

Rentre au CIO, Guy Drut, tes camarades sportifs, eux aussi régulièrement accusés de corruption par des binoclards jaloux et des pisse-froid de gauche, seront retrouver en toi le prestige de leur race ; porte fièrement ce décret d'amnistie en sautoir, tu l'as bien mérité, et continue de sauter gracieusement au dessus des petits juges comme au dessus des haies !