L'Iran brisé, l'Iran martyrisé, mais l'Iran libéré !
Par Brice T., mardi 28 juin 2005 à 00:14 :: Morale :: #33 :: rss
Il est des 21 avril heureux ; le premier du nom a vu à la fois le triomphe absolu du gaullisme chiraquien, après que les donneurs de leçon ramolis du parti socialiste et autres agités du bocal soient sortis de la course la queue entre les jambes, et après que la résurgence fascisante aient été défaite, sans pour autant que les problèmes justement soulevés aient pu continuer à passer inaperçus - pardonnez-moi mais j'ai encore une pensée émue pour Papy Voise. Et le second 21 avril ? Mais c'est celui d'Iran !
Croyez-vous que je sois déçu que leur Chirac local n'ait pas été élu ? Que non ! Car ce qui est bon pour la France ne l'est pas forcément pour l'Iran. Eux qui ont enfin réussi à hisser Dieu au centre de toute préoccupation, certes leur Dieu, mais Dieu tout de même, eux qui ont fièrement érigé une théocratie (rien que ce mot là me fait frisonner d'envie), eux qui ont su trouver de la modération dans l'application de la parfois brutale charia, eux qui ont su rendre aux femmes la place délicate de reine du foyer, pourquoi aurait-il fallu qu'ils se désaisissent de leur culture, de leurs traditions, pour aller suivre des gosses de riches tout juste préocuppés de faire du bizness et de singer les Américains ?
Et Dieu sait que j'aime l'Amérique, ce peuple fier, brutal, arrogant, mais qui nous a bien aidé, et combien de fois. Même leur promenade en Irak, qui s'est révélée un peu délicate, a eu quelques mérites. Mais qu'ils ne touchent pas à l'Iran ! Là bas une autre tradition, tout aussi fière et brutale, tout aussi respectable, tout aussi tournée vers Dieu, a pris lentement racine, et nous a fait oublier les douleurs de la révolution.
Alors je vous dis bienvenue, cher Mahmoud Ahmadinejad, que vous puissiez trouver en votre geste sincère le courage de punir les vices et de promouvoir la vertu ! Que votre exemple serve dans nos terres déchristianisées, où un peuple égoïste et dominateur s'est tourné loin de son Dieu, au point que seule la mort du Pape ait pu en rappeler le souvenir, pour quelques instants trop brefs.
Commentaires
1. Le lundi 15 août 2005 à 15:30, par g. :: site
2. Le mercredi 7 septembre 2005 à 12:23, par Brice T.
3. Le lundi 16 janvier 2006 à 17:08, par F
4. Le lundi 16 janvier 2006 à 23:53, par Fitz
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