C'est le figaro qui le dit avec justesse : comment peut-on continuer à laisser ces cinéastes de la sinistrose nous polluer notre palmares favori ?

L'ambiance n'est déjà plus la même sur la Croisette. Moins de monde, moins de glamour, de stars américaines, d'événements majeurs susceptibles de donner envie de se précipiter dans les salles. Il serait dommage que la célèbre palme devienne une sorte de label de qualité qui ne suscite plus que les convoitises des lauréats, sans doper l'intérêt du public. Qui ira voir l'Enfant, film juste, mais au réalisme si terriblement âpre et dur ? Les mêmes qui sont allés voir le multicésarisé l'Esquive, sans doute...

Où est le glamour ? A quoi ça sert des voir des pauvres copuler ? Ils veulent qu'on les plaignent ? Et si on leur tenait un discours de responsabilité, à ces glandeurs ? Au lieu de chercher à vendre son môme (ce qui, par parenthèse, n'est pas le choix le moins rationnel d'un opérateur de marché), s'il se sortait les doigts du c.. ?

Il y a dans ces dénonciations compassées, qui proviennent de types justes bons à se gaver de champagne dans les cocktails en citant Karl Marx pour se draper de respectabilité prolétarienne (ceux qui souffrent ont toujours raison, n'est ce pas ?), un gaspillage énorme d'énergie, pour un résultat systématiquement déprimant. Au lieu de laisser les profs et autres intellos précaires remplir les salles de leurs ronflements, pourquoi ne pas redonner au bon peuple de France l'envie d'avancer, d'entreprendre, d'aimer (dans les formes du mariage), bref de vivre plutôt que de se lamenter en attendant les allocs ?

Je n'oublie pas que le figaro est maintenant la propriété des Dassault ; le fils n'est pas le grand Marcel, mais peut-être devrait-il profiter de la rente issue des ventes de mirages saoudiens pour relancer la productions de films qui donnent de l'espoir, comme son père avait su produire La boum, un film fait pour réconcillier les enfants avec leur familles !