lundi 30 mai 2005
Le non, ce n'est plus comme avant
Ce matin j'ai ouvert précautionneusement mes persiennes, alors qu'aucun bruit suspect ne troublait mon calme 16ème ; je n'ai vu que les premiers travailleurs du quartier qui, pas abattus par la défaite cinglante de l'intelligence, de l'avenir et de la paix, n'avaient pas peur de conduire leurs 4x4 avec sièges en cuir beige au milieu de cette jungle gauchiste. En tout cas, il n'y avait dans la rue aucun char de l'armée rouge, aucun bolchévique avec un couteau entre les dents, aucun chinois en col mao, autant dire que tout semblait normal.
Finalement, ce n'etait peut-être qu'un mauvais rêve. J'ai appelé mon conseiller en patrimoine, qui m'a dit que le CAC ne bougerait pas, et qu'après tout le traîté de Nice était tout aussi libéral, sinon plus ; cela m'a consolé, tout comme l'idée que les quelques concessions excessives aux services publics et autres gouffres à milliards pour chômeurs paresseux seraient elles aussi perdues.
J'ai quand même laissé la voiture au parking, on ne sait jamais, les lendemains de nuit du 4 août...