C'est le figaro qui nous l'apprend ; la rencontre entre notre premier ministre et le pape a déja eu lieu ! Jean Pierre Raffarin, à peine rentré de Shanghaï (où l'on espère quelques juteux contrats pour notre industrie d'armement, une fois ce stupide embargo qui limite notre business levé - que les taïwanais rentrent au pays !), complètement jet-lagged, était tout de même suffisament excité par l'esprit saint pour se précipiter écouter la première homélie du nouveau pape. Où l'on apprend au passage que notre ministre parle couramment l'italien, à moins que le toujours efficace service de presse ne lui ait glissé une traduction, en toute discrétion.

Toujours est-il que Jean-Pierre du Poitou fait encore une fois montre de sa sensibilité :

«Ce pape est francophone. Quand on parle avec lui, on a l'impression de parler avec un Français. Surtout, il est francophile, cela se sent», confiait Raffarin en quittant la place saint-Pierre, visiblement séduit par la figure du nouveau Souverain Pontife.

Et comme il s'y connaît, lui qui a été enterré plusieurs fois par les médias soixantehuitards avant de renaître à chaque fois de ses cendres tel le phénix, il sait que PanzerK est là pour longtemps :

«Tous ceux qui voient en lui un simple pape de transition se trompent lourdement»

En homme courtois, JPR a montré l'hospitalité de notre pays, de notre terre profondément chretienne, fille aînée de l'Eglise (sanctus benedictus amen) ; au lieu de nous précipiter pour avoir les jeux olumpiques, pourquoi ne pas avoir les premières JMJ du nouveau Saint-Père ? M. Raffarin a eu une intuition juste, celle du coeur d'un chretien humble mais fier de ses racines. Merci à notre poitevin d'avoir consacré 3 heures de son temps précieux, sans les sous-titres, pour parler en notre nom.