Défense du patron de Carrefour face au lynchage médiatique
Par Brice T., samedi 23 avril 2005 à 17:53 :: Economie :: #18 :: rss
Après ce pauvre Gaymard, c'est au tour d'un ancien patron de Carrefour, chaîne qui a beaucoup fait pour la croissance en France (et l'exportation de notre industrie des yaourts à l'étranger), d'être victime du complot des médias gauchistes ! Quelle facilité de ramener son salaire au smic ! Quelle démagogie ! 2500 ans... et alors ?
Les français ne comprennent rien à l'économie ni à la sainte loi du marché ! La gauche fait tout pour abreuver les chômeurs alcoliques de subventions et empêcher de licencier les ouvriers flemmards, et s'affole de la moindre fermeture d'usine (fallait se retrousser les manches avant, c'est trop facile de râler...) Mais ce pauvre monsieur Bernard, sévèrement licencié lui aussi, n'aurait droit à aucune compensation, après toutes ces années de travail, ces journées de 20h au boulot loin de sa famille, la solitude des vols en premiere classe ? Il faudrait qu'il prive ses enfants des cours d'équitation et des voyages aux Maldives, après avoir donné sa vie à l'entreprise ? Celle-ci le remercie, et il faudrait qu'il se retrouve à la rue ? Il y a vraiment deux poids et deux mesures.
Quand à ceux qui essayent de faire comme s'ils connaissaient l'esprit du libéralisme et avancent que ce monsieur Carrefour n'aurait pas fait prospérer assez l'entreprise et le cours de l'action, et ne mériterait pas tant de considération, ils exagèrent aussi ! Est ce la faute de M. Bernard si les français, peureux et repliés sur eux-mêmes, préfèrent épargner plutôt que de consommer ? Si le racket des impôts les empêchent de consommer comme ils le voudraient, et les forcent à aller au leader price ? Si la culture de permissivité fait que beaucoup préfèrent voler plutôt que passer à la caisse ? Et si les monstrueuses reglementations du code du travail, faisant ressembler notre pays à une république soviétique, forcent Carrefour à trop payer des employés dont la valeur ajoutée est bien faible ?
Pauvre M. Bernard, bouc émissaire d'une époque cruelle, et de l'esprit des 35 heures qui a abruti les français !
Commentaires
1. Le mardi 26 avril 2005 à 01:01, par pipo
2. Le jeudi 19 mai 2005 à 23:36, par NON à l'UMP
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